Surnoms pour enfants

Surnoms pour enfants : pourquoi les appelle-t-on mon chat, mon ange ou mon cœur ?

Il y a quelques années, je me demandais déjà pourquoi on appelait si facilement nos enfants mon petit chat.

Depuis, rien ne s’est arrangé.

Nos enfants s’appellent officiellement Lucas, Emma, Jules ou Léa. Mais dans la vraie vie, ils répondent surtout à mon cœur, mon ange, ma puce, chaton, poussin, loulou, chouchou ou encore petit monstre les jours de fatigue avancée.

Alors pourquoi donne-t-on autant de surnoms pour enfants ? Que veulent dire ces petits noms affectueux ? Et à quel moment faut-il arrêter d’appeler son ado de 14 ans “mon poussin” devant ses copains ?

Les surnoms pour enfants les plus courants

Chaque famille a ses habitudes, ses classiques, et ses surnoms totalement incompréhensibles pour le monde extérieur. Mais on retrouve souvent les mêmes grandes catégories.

Les surnoms d’amour

Ce sont les grands classiques : mon cœur, mon amour, mon bébé, mon trésor, mon ange.

Ils ne cherchent pas forcément à décrire l’enfant. Ils disent surtout ce que l’on ressent pour lui. C’est direct, tendre, parfois un peu dégoulinant, mais généralement assumé.

Les surnoms animaliers

Mon chat, chaton, poussin, lapin, ma puce, ma biche, loulou…

On ne sait pas exactement pourquoi les parents transforment leurs enfants en refuge animalier, mais c’est un fait : dès qu’un bébé arrive, tout un bestiaire débarque avec lui.

Il faut dire qu’un enfant peut être doux comme un chaton, sautiller comme un lapin, piquer une crise comme une puce sous caféine et réclamer à manger comme un poussin tombé du nid.

Les surnoms gourmands et tout doux

Petit chou, chouchou, doudou, bout de chou…

Là encore, on est dans le registre du tendre, du petit, du mignon. Le parent voit son enfant comme quelque chose de précieux, fragile, réconfortant. Un peu comme un dessert, mais avec plus de miettes dans le canapé.

Les surnoms inventés

Et puis il y a les surnoms familiaux impossibles à expliquer.

Crapouille, fripouille, mini-machin, boubou, zouzou, louloute, p’tit loup, machinette…

Souvent, personne ne sait vraiment d’où ils viennent. Un jour, le mot est sorti. Tout le monde a rigolé. Et dix ans plus tard, il est toujours là.

Pourquoi donne-t-on des surnoms à nos enfants ?

Donner un surnom à son enfant, ce n’est pas juste remplacer son prénom par un mot plus mignon. C’est souvent une manière de créer une petite bulle entre lui et nous.

Un prénom, tout le monde peut l’utiliser. Le maître, la maîtresse, le médecin, les copains, la famille, la dame de la cantine.

Mais un surnom affectueux, c’est autre chose. Il appartient souvent à la maison, à l’intime, à la relation parent-enfant.

On donne des surnoms à nos enfants parce qu’on les aime, évidemment. Mais aussi parce qu’ils nous échappent un peu. Ils grandissent, changent, deviennent autonomes. Le surnom garde une trace d’un moment, d’une époque, d’une version d’eux que l’on veut conserver encore un peu.

Mon bébé n’est peut-être plus un bébé. Mais dans ma tête, il reste parfois ce petit être qui dormait sur moi avec la bouche ouverte et une chaussette en moins.

Que signifient vraiment mon chat, mon ange ou mon cœur ?

Tous les petits noms pour enfants n’ont pas exactement le même sens. Certains expriment l’amour, d’autres la protection, d’autres encore l’amusement.

Mon chat ou mon chaton

Appeler son enfant mon chat ou mon chaton, c’est souvent évoquer quelque chose de doux, câlin, mignon, mais aussi un peu imprévisible.

Un chaton, c’est adorable. Jusqu’au moment où il plante ses griffes dans le canapé.

Un enfant, c’est pareil. C’est attendrissant, ça se blottit contre vous, ça ronronnerait presque devant un dessin animé… puis ça décide soudainement que mettre du yaourt dans ses cheveux est une expérience scientifique.

Mon ange

Mon ange, c’est le surnom de l’enfant parfait. Celui que l’on imagine doux, innocent, lumineux.

En pratique, on l’utilise aussi pour un enfant qui vient de vider une boîte entière de céréales par terre. Mais c’est justement ça, la magie parentale : continuer à voir un ange là où n’importe quel témoin extérieur verrait une scène de crime au petit déjeuner.

Mon cœur ou mon amour

Ici, pas besoin de grande analyse. Ces surnoms disent simplement : tu es précieux pour moi.

Mon cœur, mon amour, mon trésor… ce sont des mots qui placent l’enfant au centre de l’affection parentale. Ils sont simples, directs, et parfois utilisés vingt fois par jour sans même que l’on s’en rende compte.

Ma puce, poussin, lapin et compagnie

Ces surnoms jouent souvent sur l’idée de petit, de fragile, de mignon ou de protecteur.

Ma puce, c’est minuscule. Poussin, c’est fragile. Lapin, c’est doux. Loulou, c’est familier, tendre, facile à dire.

Ces mots ne sont pas toujours logiques. Mais ils fonctionnent parce qu’ils créent une proximité immédiate.

Est-ce une bonne chose d’appeler son enfant par un surnom ?

Dans la plupart des cas, oui. Les surnoms affectueux pour enfants font partie de la vie de famille. Ils rassurent, amusent, créent du lien.

Mais comme souvent avec les enfants, tout dépend du contexte.

Un surnom tendre à la maison, c’est chouette. Un surnom humiliant devant les copains, beaucoup moins.

Le bon indicateur, c’est souvent la réaction de l’enfant. S’il sourit, s’il répond, s’il l’utilise lui-même, tout va bien. S’il grimace, demande d’arrêter ou se sent gêné, il faut savoir écouter.

Un surnom peut être affectueux dans la bouche d’un parent et insupportable dans une cour de récréation.

Le vrai piège : quand le prénom ne sert plus qu’à gronder

Il y a un truc assez drôle dans notre manière de parler aux enfants.

Quand tout va bien, on dit :

“Mon cœur, tu viens manger ?”

Quand ça commence à chauffer :

“Loulou, pose ce feutre.”

Et quand le mur du salon ressemble à une fresque expérimentale :

“MATHIS !”

Le prénom complet devient parfois l’arme nucléaire parentale.

Le problème, c’est que si le prénom n’est utilisé que pour gronder, l’enfant peut finir par l’associer aux moments de tension. Il est donc utile de continuer à utiliser aussi son vrai prénom dans des moments positifs, doux ou ordinaires.

Un enfant a besoin de ses surnoms, mais aussi de son prénom. Parce que son prénom, c’est lui. Pas seulement lui quand il a fait une bêtise.

Et quand l’enfant grandit ?

Certains surnoms restent toute la vie. D’autres doivent prendre une retraite bien méritée.

Appeler son enfant “mon poussin” quand il a 4 ans, c’est adorable. Lui crier “mon poussin, tu as oublié ton goûter !” devant le portail du collège, c’est potentiellement une déclaration de guerre.

En grandissant, l’enfant construit son image. Il veut être pris au sérieux. Il veut parfois mettre une distance entre le petit qu’il était et la personne qu’il devient.

Ce n’est pas grave. Cela ne veut pas dire qu’il nous aime moins. Cela veut simplement dire qu’il grandit.

Le surnom peut rester dans l’intimité, dans les moments tendres, dans les souvenirs. Mais il n’a pas forcément besoin d’être hurlé devant témoins.

Finalement, les surnoms racontent surtout notre façon d’aimer

On croit choisir les surnoms de nos enfants. En réalité, ils s’imposent souvent à nous.

Un mot sort un jour, sans prévenir. Il colle à l’enfant, à une période, à une habitude. Puis il reste.

Ces surnoms pour enfants racontent notre tendresse, notre humour, notre fatigue parfois, et surtout notre manière bien à nous d’aimer.

Alors oui, certains sont ridicules. Oui, certains n’ont aucun sens. Oui, il faudra peut-être arrêter d’appeler votre ado “chouchounet” devant ses potes.

Mais tant qu’ils sont donnés avec amour, respect et un minimum de sens du timing, ces petits noms font partie des souvenirs que l’on fabrique sans même s’en rendre compte.

Et entre nous, même quand ils seront grands, indépendants, adultes, responsables et tout ce qui va avec…

Il y aura sûrement toujours un petit “mon chat” ou “mon cœur” qui traînera quelque part dans notre tête.

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