Peut-on laisser bébé pleurer

Peut-on laisser pleurer les bébés?

Cet article a été publié pour la première fois en 2013, alors que la petite Viking n’avait que quelques mois. Plus de dix ans plus tard, il méritait une vraie mise à jour. Notre expérience de jeunes parents n’a évidemment pas changé, mais les connaissances et les recommandations autour des pleurs et du sommeil des bébés ont évolué. Certaines choses que nous faisions à l’époque me paraissent toujours pertinentes, tandis que d’autres méritent aujourd’hui beaucoup plus de nuances.

Lorsque nous sommes rentrés à la maison avec la petite Viking, elle ne voulait pratiquement dormir que dans nos bras. Même lorsqu’elle semblait profondément endormie, il suffisait parfois de la poser dans son lit pour qu’elle se réveille et se mette à pleurer.

Comme beaucoup de jeunes parents épuisés, nous nous sommes rapidement posé une question toute simple : peut-on laisser pleurer un bébé quelques minutes pour lui permettre de s’endormir ?

À l’époque, notre réponse avait été assez tranchée. Aujourd’hui, je répondrais plutôt : cela dépend de son âge, de la situation et surtout de ce que ses pleurs sont en train d’exprimer.

Pourquoi bébé pleure-t-il lorsqu’on le pose dans son lit ?

Bébé au moment du coucher

C’est une situation extrêmement fréquente durant les premiers mois : bébé s’endort paisiblement dans les bras, on tente délicatement de le poser et ses yeux s’ouvrent presque immédiatement.

Ce n’est pas forcément parce qu’il refuse son lit.

Le sommeil des nouveau-nés est encore très différent de celui des adultes. Ils peuvent notamment s’endormir dans une phase de sommeil agité et relativement instable. Le simple changement entre la chaleur des bras et le contact du matelas peut alors suffire à provoquer un réveil.

La fatigue peut également compliquer l’endormissement. Un bébé trop fatigué peut devenir agité, pleurer davantage et avoir paradoxalement plus de difficultés à trouver le sommeil. Lumière, bruit, activité et sollicitations peuvent aussi rendre le retour au calme plus difficile.

Dans notre cas, nous avions justement l’impression d’être parfois entrés dans ce cercle : elle avait besoin de dormir, mais plus elle était fatiguée, plus elle avait du mal à s’endormir.

En revanche, je ne dirais plus comme dans la première version de cet article que la « seule solution » consiste à laisser pleurer bébé. C’était beaucoup trop catégorique.

Faut-il laisser pleurer un nouveau-né ?

Pour un nouveau-né et durant les premiers mois, les pleurs sont avant tout un moyen d’expression. Faim, couche humide, froid, chaleur, reflux, coliques, douleur, fatigue, besoin de contact… bébé dispose finalement d’assez peu de moyens pour signaler que quelque chose ne va pas.

Et non, prendre un jeune bébé dans ses bras lorsqu’il pleure ne va pas lui apprendre à faire des caprices.

Cette idée était encore très présente il y a quelques années. On entendait facilement qu’à force d’intervenir au moindre pleur, bébé allait finir par « comprendre le truc » et réclamer ses parents volontairement.

Chez un nourrisson, il est beaucoup plus juste de parler d’un besoin de proximité, de réconfort ou de sécurité que de manipulation.

Les recommandations actuelles autour du développement du jeune enfant insistent d’ailleurs sur ce que l’on appelle la réponse sensible ou responsive : observer les signaux du bébé, essayer de les comprendre et y répondre de manière adaptée.

Cela ne signifie pas qu’un parent doit obligatoirement bondir dans la seconde au moindre bruit. Il y a une différence importante entre ignorer volontairement des pleurs prolongés et prendre quelques instants pour comprendre ce qui se passe.

Et quand bébé grandit, peut-on attendre quelques minutes ?

C’est là que le sujet devient beaucoup plus nuancé.

Un bébé qui fait un petit bruit entre deux cycles de sommeil n’est pas forcément complètement réveillé. Il peut grogner, bouger, pousser quelques cris et retrouver son sommeil sans intervention.

Dans ce cas, intervenir immédiatement peut même parfois produire l’effet inverse : on voulait aider bébé à dormir et on finit par le réveiller complètement.

C’était quelque chose que nous avions très clairement constaté avec la petite Viking. Il m’est arrivé d’entrer dans sa chambre parce qu’elle venait de pousser des cris impressionnants… pour découvrir un bébé parfaitement endormi.

Attendre quelques instants pour observer si bébé se rendort seul peut donc être parfaitement raisonnable, particulièrement lorsqu’il grandit.

L’important est de ne pas transformer cela en règle chronométrée applicable à tous les enfants.

5 minutes, 10 minutes, 15 minutes : existe-t-il une bonne durée ?

Bébé qui pleure

Dans la première version de cet article, nous expliquions avoir choisi une limite de 15 minutes.

Avec le recul, je ne donnerais plus ce chiffre comme une recommandation.

Il n’existe pas une durée magique valable pour tous les bébés. Deux minutes de petits chouinements avant de s’endormir et dix minutes de pleurs qui deviennent de plus en plus intenses sont deux situations complètement différentes.

L’âge compte également énormément.

Chez un bébé plus grand, notamment à partir de 6 mois environ, certaines approches utilisées pour les difficultés de sommeil reposent sur des interventions progressivement espacées. Le principe n’est pas nécessairement de fermer la porte et d’attendre que l’enfant cesse de pleurer, mais de lui laisser progressivement l’occasion de retrouver seul son sommeil tout en continuant à lui montrer que ses parents sont présents.

Plusieurs études menées chez des bébés de plus de 6 mois ont évalué ce type de méthode. Elles ont constaté une amélioration de certains paramètres du sommeil sans mettre en évidence, lors du suivi, de différence significative concernant l’attachement entre l’enfant et ses parents ou les troubles émotionnels et comportementaux.

Ces résultats sont intéressants, mais ils ne permettent pas de conclure que « laisser pleurer est bon pour les bébés ». Ils montrent surtout qu’il faut sortir de l’opposition très simpliste entre deux camps : ceux qui estimeraient qu’il ne faut jamais laisser échapper le moindre pleur et ceux qui préconiseraient de laisser systématiquement bébé se débrouiller seul.

Le spasme du sanglot n’est pas une question de chronomètre

Il y avait également une erreur dans l’ancienne version de cet article que je préfère corriger clairement.

Nous écrivions qu’après environ trois quarts d’heure de pleurs, un bébé risquait de faire un spasme du sanglot.

Il n’existe pas de seuil de ce type.

Le spasme du sanglot est un phénomène involontaire pouvant survenir chez certains enfants, généralement après une émotion intense, une douleur ou une contrariété. L’enfant peut momentanément arrêter de respirer, devenir bleu ou pâle et parfois perdre brièvement connaissance.

Ce phénomène apparaît généralement au cours de la première année et devient surtout fréquent chez des enfants un peu plus grands. Il n’est donc pas la conséquence automatique de pleurs qui auraient dépassé une certaine durée.

Avant de laisser bébé tenter de se rendormir, vérifier ses besoins

Avant de décider d’attendre quelques instants, il est évidemment important de regarder le contexte.

  • A-t-il faim ?
  • Sa couche est-elle propre ?
  • A-t-il trop chaud ou trop froid ?
  • Semble-t-il avoir mal ?
  • A-t-il de la fièvre ou un comportement inhabituel ?
  • Est-il simplement en train de changer de cycle de sommeil ?
  • Ses pleurs augmentent-ils ou commencent-ils au contraire à diminuer ?

Avec le temps, on apprend aussi à connaître son enfant. Sans forcément être capable de traduire chaque pleur avec précision, les parents finissent souvent par distinguer assez rapidement un petit mécontentement, un réveil incomplet et un bébé qui a réellement besoin d’eux.

Les siestes et les micro-réveils : ne pas réveiller un bébé qui dort

Sur ce point, notre expérience de 2013 reste finalement assez proche des conseils actuels.

Lorsqu’un bébé bouge ou émet quelques sons pendant une sieste ou durant la nuit, il peut être intéressant d’attendre quelques instants pour voir s’il est réellement réveillé.

Les micro-réveils font partie du sommeil normal. Certains bébés vont ouvrir les yeux, bouger ou pousser un cri avant d’enchaîner spontanément sur un nouveau cycle.

S’il se rendort, inutile d’aller le chercher.

S’il est réveillé, que ses pleurs continuent ou augmentent, on peut évidemment intervenir et le rassurer.

Et si les pleurs deviennent insupportables pour le parent ?

C’est probablement le point le plus important à rappeler dans un article consacré aux pleurs des bébés.

Un bébé peut pleurer longtemps alors que ses parents ont essayé de le nourrir, de le changer, de le bercer et de le réconforter. La fatigue et l’impuissance peuvent alors devenir extrêmement difficiles à supporter.

Si vous sentez que vous perdez patience, mieux vaut poser bébé quelques minutes en sécurité dans son lit et quitter la pièce pour retrouver votre calme plutôt que de rester avec lui alors que la tension monte.

Un nourrisson doit être couché sur le dos, sur un matelas ferme, dans son propre lit, sans oreiller, couverture, couette, tour de lit ou autre objet mou autour de lui.

Et surtout : ne secouez jamais un bébé. Si vous êtes à bout, passez le relais à un proche lorsque c’est possible ou demandez de l’aide.

Alors, peut-on laisser pleurer un bébé ?

Treize ans après la première publication de cet article, ma réponse est donc beaucoup moins tranchée.

Un bébé qui pleure n’est pas forcément un bébé que l’on doit immédiatement sortir de son lit, mais ses pleurs ne doivent pas non plus être considérés comme un comportement qu’il faudrait lui apprendre à abandonner.

Durant les premiers mois, répondre à ses besoins et le rassurer reste essentiel. Lorsqu’il grandit, on peut parfois attendre quelques instants, notamment lors d’un micro-réveil, pour lui laisser la possibilité de retrouver son sommeil seul.

Et pour certains bébés plus âgés rencontrant de véritables difficultés d’endormissement, des méthodes progressives peuvent également être envisagées, idéalement en les adaptant à l’enfant et en en parlant avec un professionnel de santé en cas de doute.

Comme souvent lorsqu’on parle de parentalité, il n’existe finalement pas une méthode parfaite applicable à toutes les familles.

Il y a un bébé, ses parents, beaucoup de fatigue… et un équilibre à trouver entre répondre à ses besoins et lui laisser progressivement la possibilité de trouver ses propres repères de sommeil.

Et chez vous, comment avez-vous vécu les pleurs et les premiers mois de sommeil de votre bébé ? Arriviez-vous à attendre quelques instants ou était-ce tout simplement impossible ?

Sources et références

Article mis à jour à partir notamment des recommandations de l’Assurance Maladie concernant les pleurs et le sommeil du nourrisson, des ressources de l’Organisation mondiale de la Santé sur les soins attentifs et responsifs, des conseils du CHU de Nantes sur le sommeil des bébés et des études publiées dans Pediatrics sur les interventions comportementales du sommeil chez les nourrissons de plus de six mois.

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23 réponses

    1. Chez nous on n’a pas le choix du tout. La petite viking pleure systématiquement quand on la met dans son lit. Donc si on ne la laisse pas pleurer, elle ne dort vraiment pas du tout et fini par s’énerver de fatigue…

      1. Elle a quel âge ? elle est toute petite non ?
        Ici, elle a pleuré pendant 14 jours et 14 nuits d’affilée 🙁 On l’a amenée chez l’ostéopathe, ça lui a fait beaucoup de bien. Elle avait beaucoup de douleurs au ventre…

        1. Elle a maintenant 3 mois, mais on l’a toujours laissée pleurer lorsque c’était nécessaire.
          Bien entendu on ne la laisse pas pleurer s’il y a un vrai besoin, une vraie souffrance. On est déjà resté une heure à lui masser le ventre si elle avait mal, la promener dans l’appart pour la calmer, lui chanter des chansons…

          Le fait est que les pleurs du bébé son parfois nécessaire à ce qu’il s’endorme, c’est également à mon sens une manière de couper le cordon une seconde fois, d’une autre manière, de faire comprendre à bébé qu’il est un individu à part entière, qu’il est parfois nécessaire qu’il soit seul pour se reposer.

          bien entendu tout ça s’entend en analysant le pourquoi du comment son bébé pleure et en intervenant lorsque cela est nécessaire!

  1. Cet article étant de Maman Yuki (ou Chloé vue qu’elle publie sous son vrai nom :p) je n’interviens généralement pas pour faire de précision, rectification ou autre étant donné que d’une part elle me demande de les relire avant publication, d’autre part je suis d’accord avec elle.

    Etant donné les réactions que l’on peut avoir autant sur Twitter que Facebook, je me permet aujourd’hui d’apporter une contribution à ce billet.

    – Laisser pleurer bébé oui, mais n’entendez pas par là que c’est systématique.
    Nous avons appris à reconnaître les pleurs de notre fille et savons exactement (la plupart du temps) la réaction adéquate à chaque chagrin. Nous ne la laissons pas pleurer si elle entre dans une colère noire, que ses pleurs son néfaste à son sommeil et à sa bonne humeur. La plupart du temps, elle va pleurer lorsqu’on la met dans son lit pour nous dire qu’elle n’est pas contente, qu’elle est bien dans nos bras et souhaite rester avec nous.
    Le fameux quart d’heure évoqué dans l’article est un grand maximum que nous n’avons quasiment jamais laissé écouler. Généralement elle pleure entre et minutes avant de s’endormir bien heureuse.

    – Laisser pleurer bébé, une nécessité:
    Lorsqu’elle venait de naître, elle réclamait beaucoup notre présence, nous la gardions beaucoup dans nos bras et elle ne dormait pas. Résultat, quand arrivait l’heure du biberons, elle était épuisée et n’arrivait pas à manger, ce qui était le plus important pour elle qui devait prendre du poids.
    En la laissant pleurer un peu, on arrivait au final à la faire dormir et elle avait l’énergie nécessaire pour descendre ses bibs et commencer à prendre du poids.

    – Les pleurs en plein sommeil
    Il arrive parfois quelle se mette à pleurer dans son sommeil, parfois sans se réveiller (on ne va donc pas la sortir de son lit et la réveiller surtout que dans ce cas ça ne dure que secondes). Parfois ces pleurs veulent juste dire « bordeyyyyl les parents, c’est pas finit de faire du bruit, il y a un bébé qui essaye de dormir ici ! ». Ces pleurs ne durent qu’une minute à peine, le temps qu’elle oublie avoir entendu un bruit et se rendorme tranquillement.

    Il y aurait encore beaucoup à dire au sujet des pleurs, du fait qu’on les connaisse et qu’on puisse laisser pleurer son bébé sans que cela soit néfaste pour lui. Je pense que je vais me fendre d’un petit article prochainement histoire d’approfondir le sujet 😉

  2. Chaque bébé à un fonctionnement qui lui est propre
    Sur trois enfants mes deux premiers ont fait leur nuit impecc sans que j’ai à cogiter à laisser pleurer ou pas
    Pour ptite troiz, Mlle est HYPER fusionnelle, grossesse dure dure avec deux décès et les à côtés pas sympas, et donc nous avons compensé aprés.
    J’ai jamais réussis à la laisser pleurer nous avons tenté les 5 10 10 une cata!!!
    Ce qui a fonctionné c’est effectivement de la prendre quand elle pleure et de la garer de moins en moins longtemps dans les bras, elle dort dans son lit depuis ses 6 mois (avant elle avait son berceau dans notre chambre+allaitement jusque ses uns ans) et fait ses nuits depuis son anniversaire, il y a des moments ou elle nous rappelle on la rassure elle se rendort.

    Donc non je ne laisse pas pleurer aprés chacun fait au mieux avec ses loustics^^

  3. Pour répondre à la question du titre : bien sûr qu’on peut ! C’est d’ailleurs conseillé par de nombreux spécialistes. A titre d’exemple, mon fils a fait sa première nuit complète à 1 mois, après une soirée mouvementée au cours de laquelle on l’a laissé pleurer 2 heures (oui, 2 heures!) dans son lit. Je précise qu’il s’arrêtait de pleurer à la seconde où l’on entrait dans sa chambre, qu’il n’avait pas de fièvre, allait très bien…c’était juste un « caprice », il voulait qu’on soit vers lui (nous ne l’aurions évidemment pas laissé pleurer aussi longtemps, sinon).

    Bref, 2 heures de supplice pour lui comme pour nous mais au final il n’a plus jamais fait ce genre de caprice par la suite et a enchaîné les nuits complètes depuis (il ne s’est pas réveillé une seule fois la nuit depuis qu’il a 1 mois et demi).

    Idem, au moment du coucher, on l’a toujours laissé pleurer (et encore, je dis « pleurer » mais il s’agit plutôt de « chouinements ») 10 à 15 minutes. Là encore, dans 95% des cas il s’endort dans les 15 minutes.

    Aujourd’hui il a 8 mois et on a remarqué, aussi, qu’en le laissant « pleurer » un peu au moment de son réveil (c.a.d ne pas se précipiter dans sa chambre dans les 12 secondes qui suivent son premier cri…), il lui arrive de se rendormir, parfois même une heure de plus !

    Donc, mon constat : en laissant le bébé pleurer, on lui permet de se défouler et d’apprendre à se calmer seul. Ce qui facilite, entre autre, son sommeil et globalement sa tranquillité en cours de journée 🙂

    1. Je n’ai jamais jamais laissé pleurer mon enfant tant pis pour ma tranquilite et tant mieux pour son équilibre affective et pourtant elle avait des besoims intenses selon la PMI.De plus allaitement long et cododo, les premières années sont à mon sens tellement importantes pour la suite.

      1. J’aurais juste une remarque (sans remettre en cause tes choix, bien entendu, chacun est libre): si tu as deux enfants rapprochés et que pendant que tu t’occupe du plus grand (par exemple tu lui donne le bain ou tu l’habille) et que le bébé se met à pleurer, tu laisse tomber le grand pour accourir vers le bébé ou tu finis ce que tu as à faire et laisse pleurer le petit 5 minutes? Si tu choisis la 2ème option, crois-tu que le petit sera perturbé plus tard?
        Après je tiens aussi à préciser qu’on n’a jamais laissé pleurer la petite viking si elle avait mal au ventre ou besoin de nous. Nous la mettions au lit quand elle pleurait de fatigue et qu’elle s’endormait à moitié dans nos bras.
        Et encore une fois, je ne critique aucun mode d’éducation, chacun est libre de faire ses choix et surtout les besoins des bébés sont totalement différents!

    2. Je trouve ça juste horrible ! Desapprendre si jeune que les parents somt là pour répondre à ses besoins, c’est du grand n’importe quoi!

      Un caprice ne veut absolument rien dire à cet âge. Pauvre petit bout !

      1. Parfois, la petite viking avait besoin de dormir (elle baillait, se frottait les yeux) mais elle ne le faisait pas dans nos bras. La mettre dans son lit c’était justement répondre à son besoin. Je ne parle pas de caprice, je sais que ça n’existe pas aussi petit, mais bien de fatigue.

      2. Alors, en réponse à Cath qui trouve ça « juste horrible » et qui estime qu’en laissant un bébé pleurer on lui « désapprend » que ses parents sont là pour lui…

        J’ai envie de dire : bien au contraire, c’est lui rendre énormément service !

        Tout d’abord, pour revenir sur cette fameuse soirée où on l’a laissé pleurer longtemps, je précise une nouvelle fois qu’on avait pris soin de bien vérifier qu’il n’avait aucun problème : pas de toux, pas de fièvre, pas de nez bouché…bref, à priori tout allait très bien. On ne l’aurait évidemment pas laissé dans cet état s’il avait le moindre problème. Ensuite, ce n’étaient pas des pleurs à proprement parler mais plutôt des chouinements…vous savez, ce bruit lancinant extrêmement pénible dont sont coutumiers les bébés… Et puis il n’avait pas de larmes et SURTOUT il cessait de pleurer à l’instant précis où l’on entrait dans sa chambre. Conclusion : même si officiellement les bébés ne font pas de caprices ça y ressemblait fortement, tout du moins c’était une façon de réclamer la présence de ses parents. De notre côté c’est clair depuis le début : pas question de laisser croire à notre enfant qu’on va accourir dans sa chambre et le sortir du lit au moindre pleur ! Sinon, comment lui faire comprendre qu’il est l’heure de dormir ? Bref, ça n’a évidemment pas été une partie de plaisir mais très honnêtement ces 2 looooongues heures ont été un vrai tournant. Depuis ce jour (il avait 1 mois) :

        – Il a fait toutes ses nuits (et quand je dis « toutes », c’est pas 1 nuit sur 2 ou sur 3 : ça fait maintenant 8 mois qu’on n’a pas été réveillés une seule fois la nuit)
        – Il s’endort sans peine le soir
        – Il fait 2 à 3 siestes par jour, d’au moins 1h30 chacune,
        – Il n’est jamais tombé malade, malgré des épidémies de gastro à la crèche
        – Il rigole et sourit tout le temps, avec tout le monde
        – Il n’a pas peur des gens, on peut le confier à n’importe qui sans craintes
        – Il sait s’amuser seul, on n’a pas besoin d’être sans cesse à 50cm de lui pour qu’il soit tranquille
        – Il mange de tout, n’a jamais refusé un seul aliment qu’on lui a proposé

        Bref, il est en pleine forme et pour moi c’est grâce à son excellent sommeil. Et s’il dort bien, c’est justement parce qu’on ne l’a jamais « privé » de sommeil, en se précipitant sur lui au moindre son sortant de sa bouche ! Régulièrement, il pousse de petits cris, que ce soit en s’endormant, en pleine nuit ou au matin. Ça dure 1, 2, parfois 3 minutes. Pas plus. Et il se rendort systématiquement. On a des amis qui ne supportent pas les pleurs, vont immédiatement consoler leur enfant dans ce genre de situation et comme par hasard : leurs bébés ne font toujours pas leurs nuits après 6 mois, 1 an, 2 ans… Comme le dit Mathieu, les pleurs sont une nécessité pour les bébés : c’est leur seule façon de s’exprimer et de relâcher les nerfs ! On ne va quand même pas les priver ! Il faut arrêter de s’identifier ou de se projeter : un bébé est totalement différent d’un adulte. Des pleurs, ce n’est pas le signe d’une tristesse profonde ou d’un mal-être…

        Pour moi, le rôle des parents n’est pas de s’occuper de leur enfant comme d’une petite poupée en lui apportant une affection démesurée, en mettant leur vie entre parenthèse pendant des années ou en cédant à tous ses caprices mais bel et bien de le rendre « autonome ». Et l’autonomie s’acquiert dès le plus jeune âge, par exemple en apprenant à son bébé à s’endormir tout seul et à contrôler ses pleurs…

        Malgré tout, Cath, il y a un point sur lequel je suis entièrement d’accord avec toi : les premières années sont très importantes pour la suite. Et pour moi, le sommeil est ce qui conditionne tout le reste. Je constate dans mon entourage que les enfants qui dorment bien sont tous en bonne santé et de bonne humeur. A l’inverse, ceux qui ont des problèmes de sommeil sont énervés, « chiants », pleurent beaucoup, sont souvent malades…

        Donc, oui aux pleurs ! (Et, au passage, un énorme NON au cododo !!!)

        1. Je suis tout à fait d’accord avec toi!
          Oui, nous avons laissé pleurer la petite viking mais uniquement quand ce dont elle avait besoin était du sommeil (d’autant plus que c’est une vraie marmotte, elle a énormément besoin de dormir, sinon elle est sur les nerfs et ne va pas bien) . Elle a fait ses nuits à 1 mois et demi et depuis elle ne se réveille jamais la nuit (sauf très rarement, en cas de fuite de la couche).
          C’est elle aussi une petite fille très épanouie, très souriante et qui échange beaucoup avec nous. Laisser pleurer un bébé ne veut pas dire le couper de son affection.
          Parfois la petite viking pleure dans son sommeil. Je l’ai déjà vu faire. D’autant plus qu’elle suce son pouce, donc elle se met parfois à pleurer seulement le temps de se retrouver. Elle n’a pas besoin de nous pour se rendormir.
          Et effectivement, tous les professionnels le disent: les pleurs de bébé ne sont pas synonyme de tristesse, comme pour les adultes! Ils leurs servent à s’exprimer et parfois (notamment le soir) à évacuer!

        2. Bin voilà, elle a voulu me donner raison ^^
          Elle vient de pleurer, je suis allée préparer le biberon, je rentre dans sa chambre et… Ha bah non… En fait elle dort ^^

  4. Ouh la la ! Il y a un débat chaud chaud chaud là !
    Je vais mettre mon petit grain de sel…
    Ma mère m’a toujours dit qu’un bébé ne pleurait que parce qu’il avait faim, parce que sa couche était sale ou parce qu’il était malade. De leur côté, les professionnels de la petite enfance disent que si bébé pleure alors qu’il n’a pas faim, n’est pas malade et est propre, c’est qu’il a besoin d’un câlin, et qu’il faut donc le prendre dans ses bras. Perso, ma propre expérience me montre qu’un bébé a en fait beaucoup plus de raisons de pleurer que ça, bien sûr, parce qu’il a faim, est malade ou a besoin d’être changé, mais aussi : il a mal, il a froid, il a chaud, il s’ennuie, on lui a fait peur (sans faire exprès bien sûr 😉 ), il est fatigué, il y a trop de monde ou trop de bruit autour de lui, voire les deux combinés…
    De manière générale, quand bébé dort, lors d’une transition entre deux cycles de sommeil, il peut pleurer un peu, mais si on patiente deux minutes avant d’aller le chercher, on s’aperçoit qu’il se rendort très rapidement finalement. C’est comme ça. Nous les adultes, entre deux cycles, on va peut-être juste changer de position sans même s’en rendre compte, eh bien un bébé, ça pleure un peu, c’est normal. Mais si on va le chercher trop rapidement, on le réveille pour de bon, et ça, ça nuit à son sommeil. Et ça marche aussi au milieu d’une sieste.
    Au cours de ses deux premiers mois, Magnifique pleurait surtout parce qu’il avait faim ou qu’il avait des coliques (ça, c’est passé très vite grâce au traitement donné par le médecin). Au début, il pleurait aussi quand on le mettait au lit le soir, mais la plupart du temps, il s’endormait assez rapidement, et ça fait longtemps qu’il ne pleure plus du tout au moment du coucher, et pour ça, vive les rituels !
    Pour ce qui est des siestes en journée, à cette époque là, ce n’était jamais un problème : dès qu’il avait sommeil, Monsieur s’endormait, où que ce soit, dans les bras ou pas, qu’il y ait du bruit ou pas, et il avait un sommeil très lourd, donc rien ne le réveillait.
    Cette époque est révolue… Au début, on a juste constaté qu’il avait le sommeil plus léger qu’avant, que le moindre petit bruit pouvait le réveiller, et puis, il dormait beaucoup moins en journée, et était un peu grognon. Avant, il dormait sans problème sur son tapis d’éveil, avec nous dans le salon. Mais voilà, au fur et à mesure qu’il devenait éveillé, il ne parvenait plus à s’endormir, ni dans les bras, ni sur son tapis d’éveil. Nous pensions que c’était normal qu’il dorme moins… Mais voilà, il était très grognon, il pleurait alors qu’il avait si peu pleuré jusque là. En fait, dans le salon avec nous, tout attirait son attention, il était sur-stimulé comme c’est dit dans l’article, et il ne parvenait pas à s’endormir. Du coup, il pleurait beaucoup, surtout le soir au moment du bain. Petit à petit, on a appris à reconnaître les signes de fatigue (il pleure les yeux fermés, il se frotte les yeux, il a une manière bien particulière de pleurer…), et nous avons compris qu’il ne pourrait faire de bonnes siestes que dans son lit, dans sa chambre. Et effectivement, depuis un bon moment maintenant, dès que nous constatons qu’il est très fatigué, nous le mettons dans son lit. Alors souvent, il n’est pas content du tout qu’on le mette au lit, et le fait savoir ! Il pleure, mais s’endort très rapidement. A 5 mois, il fait généralement trois siestes par jour, de 40 minutes à 2h30, et pleure tellement moins qu’avant ! Et le bain est redevenu un moment paisible, parce qu’il est bien reposé. Après le bain, il est tout joyeux,
    il joue, alors qu’avant, on avait droit à des crises de larmes.
    Donc voilà, il pleure peut-être quand on le met au lit, mais c’est la seule façon de lui permettre de dormir autant que nécessaire. Le garder dans les bras, c’est le priver du sommeil dont il a besoin. Personnellement, j’appelle ça être à l’écoute de son bébé.
    Oups, désolée.. J’ai fait un pavé… Tout ça pour dire que je suis entièrement d’accord avec ce qui est dit dans l’article.

    1. Hé bien je suis tout à fait d’accord avec toi (et les pavés sont aussi les bienvenux 😉 ). Toute petite et encore plus maintenant, la petite viking était incapable de s’endormir dans nos bras, même complètement épuisée. Alors la laisser pleurer dans son lit jusqu’à ce qu’elle s’endorme (rappelons-le, pas plus d’un quart d’heure) quand elle se frottait les yeux, baillait et devenait grognon, c’était justement répondre à son besoin: le sommeil.
      Les bébés, c’est bien connu, luttent contre le sommeil même quand ils en ont besoin. A nous de leur apprendre à l’accepter!

      1. Et j’ajoute qu’en le laissant pleurer dans son lit le temps qu’il s’endorme, quand on le sent fatigué, il pleure quand même beaucoup moins globalement sur l’ensemble de la journée, car il est bien reposé, en pleine forme et joyeux.
        Finalement, c’est en ne le couchant pas qu’il pleurerait plus.

  5. Bonjour et merci pour votre article. J’ai un petit bébé de 2 mois qui fait déjà ses nuits. Par contre, depuis sa naissance, impossible pour elle de s’endormir sans pleurer, que ce soit dans nos bras, dans notre lit ou bien dans son couffin etc. Elle pleure entre 1 et 15 minutes, selon le niveau de fatigue (plus elle est fatiguée et a été stimulée dans la journée, plus elle pleure). Je m’interrogeais sur le pourquoi, et je n’ai toujours pas trouvé de réponse… Mais en tous cas cet article me permet de me sentir moins seule car les professionnels de santé et les mamans autour de moi me conseillent tous de garder bébé dans les bras et de le consoler. J’ai bien essayé, mais je n’ai pas encore trouvé de moyen pour qu’elle s’endorme sans pleurer (et j’ai essayé, ma mère aussi, ma belle-mère aussi, bref tout le monde y a mis du sien !). Je suppose donc que cela dépend des bébés et que certains ont la chance d’avoir un bébé qui n’a pas besoin de pleurer pour s’endormir. Je précise pour les personnes que ça fait bondir de laisser un bébé pleurer : j’allaite, je n’ai rien contre le cododo (il m’arrive de passer des nuits entières avec le bébé dans notre lit, même si ce n’est pas conseillé par les professionnels encore une fois), et surtout il m’est très dur psychologiquement d’entendre mon bébé pleurer. Je la laisse car je sais que c’est ce dont elle a besoin pour enfin trouver le sommeil. Et chaque soir je m’occupe l’esprit pendant qu’elle pleure et que mon mari veille sur elle car cela m’est insupportable d’entendre ses pleurs. Donc non, je suppose que nous ne sommes pas de mauvais parents car nous laissons bébé pleurer avant de dormir. C’est la seule solution, et j’envie vraiment les parents dont les bébés ne pleurent plus s’ils sont présent, qu’ils les bercent ou qu’ils leur font des caresses. Moi ça ne marche pas. Ceci étant dit, je suis bien sûr preneuse de tout conseil pour m’aider à endormir ma petite paisiblement, cela me soulagerait énormément de la voir sereine pour s’endormir 🙂 Merci d’avance pour vos conseils !

    1. Céline, nous aussi pas grand chose ne marche… Ce n’est pas que notre fils pleure beaucoup mais l’heure du coucher est très difficile. Pareil, nous avons des amis qui n’ont qu’à prendre bébé dans les bras pour qu’il s’arrête. Nous rien à faire ! Il pleure de manière non stop de 17 à 23 h environ et ça finit par rendre dingue ! Impossible de le faire dormir avec moi dans tous les cas, il s’énerve, hurle… bref très difficile.

      J’ai tenté la méthode du siège auto qui marche un temps mais ça fait horriblement mal au dos et notre fils se réveille après 30 min ! En journée, il dort en général 30 min/1h donc ce n’est pas tenable surtout que la nuit il peut faire le zouave aussi. Du coup, je viens de démarrer la méthode du laisser pleurer 😉 en général il s’arrête un peu pendant les 10 min puis reprend. Je pense que c’est un apprentissage ! D’après ma copine qui a deux enfants en bas âge, ça prend quelques jours mais c’est efficace.

  6. Merci pour votre article. Ma mère, ma belle mère et une copine m’ont conseillé de laisser pleurer bébé et d’aller le voir d’abord au bout d’une min, puis 5 puis 10 puis 20 puis 30 en gros.

    Je viens de démarrer cette gymanstique car notre petit bout de 16 jours ne nous laisse pas beaucoup de répit sinon ! On a aussi décidé de ne lui donner à manger que toutes les 3 h et non pas à la demande car c’est un cercle infernal.

    Cest vraiment difficile car il hurle mais comme le dit un autre commentateur, il n’a besoin de rien et s’arrête quand on rentre dans la chambre pour lui toucher la tête…

    1. Si vous allaitez ça soit être à la demande! Le lait maternel se digère très rapidement contrairement au lait artificiel. De plus allaiter à à demande permet de passer les pics de croissance car bébé grandit et a besoin de plus de lait si vous ne le laissez pas téter autant qu’il le veut votre production de lait risque de ne pas s’adapter et votre allaitement peut donc devenir problématique.

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