« Papa, c’est quoi un squishy ? »
Facile.
C’est ce petit truc beaucoup trop mignon que votre enfant va écraser entre ses doigts pendant quinze minutes avant de vous expliquer qu’il lui faut absolument le même en rose parce que, vous comprenez, ce n’est pas du tout le même.
Plus sérieusement, les squishies sont devenus en quelques années de véritables petits phénomènes dans les cours de récréation, les magasins de jouets et les collections des enfants. On les presse, on les écrase, on les regarde reprendre lentement leur forme et, parfois, on se surprend nous-mêmes à jouer avec celui qui traîne sur le bureau.
Mais derrière ce principe extrêmement simple se cachent finalement pas mal de questions.
Que signifie squishy ? Qui a inventé les squishies ? Depuis quand existent-ils ? De quoi sont-ils fabriqués ? Peut-on donner un squishy à un bébé ? À partir de quel âge peut-on jouer avec un squishy ? Sont-ils dangereux ou toxiques ?
Bref, il était temps de prendre le sujet très au sérieux.
Enfin… aussi sérieusement qu’on peut le faire lorsqu’on parle d’un donut rose avec des yeux que l’on passe son temps à écrabouiller.
Le squishy en 5 réponses
Pour ceux qui sont arrivés ici avec une question précise et qui n’ont pas forcément envie de lire toute l’histoire du squishy :
C’est quoi un squishy ?
Un jouet souple conçu pour être pressé et déformé avant de reprendre sa forme.
Que veut dire squishy ?
Le mot anglais squishy désigne quelque chose de mou et facilement déformable lorsqu’on appuie dessus.
Qui a inventé le squishy ?
Nous ne connaissons pas d’inventeur unique. L’entreprise japonaise BLOOM fait néanmoins partie des pionniers les mieux documentés du squishy moderne et fabriquait déjà ses modèles en 2002.
Peut-on donner un squishy à un bébé ?
Non. Les squishies ne sont pas des jouets adaptés aux bébés et aux tout-petits. Il faut ensuite respecter l’âge indiqué sur chaque produit.
Peut-on mettre un squishy au micro-ondes ?
Surtout pas. Et oui, apparemment il fallait le préciser.
Un squishy, c’est quoi exactement ?
Commençons par la définition du squishy.
À l’origine, le squishy classique est un objet souple en mousse que l’on peut presser, écraser et déformer.
Une fois relâché, il reprend progressivement son apparence initiale.
Certains retrouvent leur forme presque immédiatement. D’autres semblent prendre tout leur temps et se regonflent doucement pendant plusieurs secondes.
Ce sont notamment les fameux squishies slow rising, particulièrement appréciés parce que leur retour à la forme initiale est presque aussi satisfaisant à regarder que le fait de les écraser.
Depuis quelques années, la définition est toutefois devenue beaucoup plus large.
On trouve sous le nom de squishy des jouets en mousse, mais aussi des objets en matières caoutchouteuses ou en silicone, ainsi que des modèles remplis de gel, d’eau, de billes ou d’autres substances.
Autrement dit : tout ce que les magasins appellent « squishy » n’est pas forcément fabriqué de la même manière.
Et comme nous allons le voir plus loin, cette différence n’est pas anodine lorsqu’on parle de sécurité.
Que signifie le mot « squishy » ?
Contrairement à ce que son association avec les univers kawaii pourrait laisser penser, squishy n’est pas un mot japonais.
C’est un mot anglais.
L’adjectif squishy désigne quelque chose de mou lorsqu’on le presse. Le mot est dérivé du verbe anglais to squish, qui signifie écraser ou comprimer quelque chose de mou.
Le dictionnaire Cambridge reconnaît d’ailleurs aujourd’hui également a squishy comme un nom permettant de désigner ce type de jouet.
Finalement, difficile de trouver un meilleur nom.
Vous prenez le jouet.
Vous faites squish.
Vous avez un squishy.
Parfois, l’anglais sait aller à l’essentiel.
Comment prononce-t-on squishy ?
En anglais, squishy se prononce /ˈskwɪʃ.i/.
Pour une oreille française, on pourrait l’écrire approximativement : « skwi-chi ».
Vous pouvez donc arrêter de regarder votre enfant avec hésitation en vous demandant s’il faut dire « squichi », « squaïchi » ou inventer une troisième version.
Qui a inventé les squishies ?
C’est probablement la question qui m’a le plus intéressé en préparant cet article.
Parce que lorsque l’on recherche l’origine de nombreux jouets, on finit généralement par tomber sur un inventeur, un brevet ou une entreprise ayant lancé le premier modèle.
Pour le squishy, c’est beaucoup plus flou.
Il n’existe pas vraiment d’inventeur officiel du squishy
Après avoir remonté différentes sources, nous n’avons trouvé aucun élément sérieux permettant d’attribuer l’invention du squishy à une personne précise.
Et, fait intéressant, même l’un des fabricants historiques du secteur ne revendique pas clairement l’invention du terme.
En 2019, le média japonais Daily Portal Z a interrogé une responsable de l’entreprise BLOOM. Lorsqu’on lui demande si BLOOM est à l’origine du mot squishy, elle explique que le terme existait probablement déjà, mais que le succès de la marque a beaucoup participé à sa popularisation.
On peut donc raisonnablement considérer que le squishy moderne n’a pas un inventeur unique clairement identifié.
Il est plutôt le résultat de l’évolution de jouets et figurines souples déjà existants.

2002 : BLOOM développe ses premiers squishies au Japon
En revanche, nous avons une trace historique particulièrement intéressante du côté du Japon.
BLOOM explique avoir commencé à travailler sur les squishies en 2002.
Des figurines en polyuréthane existaient déjà à l’étranger, mais elles étaient beaucoup plus rigides. L’entreprise japonaise a travaillé cette matière afin d’obtenir des produits beaucoup plus souples, agréables à presser et parfois parfumés.
Parmi les premiers succès figure un objet plutôt inattendu :
une banane.
Pas une licorne pastel.
Pas un adorable panda aux joues roses.
Une banane.
La propre documentation de BLOOM fait remonter sa gamme « Real Series » au squishy The Banana, commercialisé en 2002.
Comme quoi, derrière certaines grandes tendances se cache parfois quelqu’un qui s’est dit :
« Et si on fabriquait une banane molle ? »
Et manifestement, l’idée était plutôt bonne.
Comment les squishies sont-ils devenus populaires ?
Les premiers succès de BLOOM ne reposaient pas forcément sur le mot squishy.
La marque explique qu’en 2002 et 2003, les enfants voulaient surtout la banane, puis la pêche, parce que ces objets étaient réalistes et amusants.
L’idée consistait notamment à reproduire des aliments familiers en jouant sur plusieurs sensations :
- leur apparence ;
- leur souplesse ;
- leur texture ;
- et parfois leur odeur.
Cette origine explique probablement en partie pourquoi les squishies représentant des aliments sont encore si nombreux aujourd’hui.
Pain, donut, croissant, gâteau, glace, fruit, hamburger, bubble tea…
Il suffit apparemment de dessiner deux yeux et un sourire sur quelque chose qui se mange pour que votre enfant estime qu’il est désormais indispensable à sa survie.
2007-2009 : le squishy devient un accessoire de téléphone
Au Japon, les années 2007 à 2009 voient se développer une mode consistant à accrocher de très gros straps et décorations aux téléphones portables.
Nous sommes encore à l’époque des téléphones à clapet.
Nos smartphones minimalistes actuels n’existent pas encore et certaines personnes transforment littéralement leur téléphone en arbre de Noël.
Les squishies s’intègrent parfaitement à cette tendance et BLOOM développe alors de grands modèles à suspendre.
YouTube et les collectionneurs font sortir le squishy du Japon
Au début des années 2010, les collections commencent à circuler largement sur Internet.
BLOOM explique notamment avoir vu des visiteurs étrangers acheter ses modèles au Japon avant que des YouTubeurs internationaux ne commencent à présenter leurs collections en vidéo.
Selon l’entreprise, ces vidéos prennent particulièrement de l’ampleur à partir de 2014.
Le squishy n’est plus seulement un petit jouet japonais.
Il devient un objet que l’on montre, compare et collectionne.
Quelques années plus tard, il envahit les rayons européens et américains.
Pourquoi les squishies sont-ils souvent kawaii ?
L’univers du squishy s’est très rapidement associé au kawaii, cette esthétique japonaise basée sur des personnages attendrissants, des formes arrondies et des expressions particulièrement mignonnes.
Un simple gâteau devient alors un petit personnage.
Une bouteille de lait possède des joues roses.
Un capybara sourit.
Une pêche vous regarde.
En temps normal, je ne suis pas certain que nous devrions faire confiance à une pêche qui nous regarde, mais dans l’univers du squishy cela semble parfaitement acceptable.
Cette esthétique renforce évidemment le côté collectionnable du produit.
On ne possède plus simplement « un squishy ».
On possède « celui en forme d’axolotl violet ».
Ce qui est, manifestement, totalement différent de celui en forme d’axolotl rose déjà présent dans la chambre.
De quoi est fabriqué un squishy ?

C’est ici que les choses se compliquent légèrement, parce que squishy est devenu un terme commercial très large.
Le squishy classique en mousse de polyuréthane
Le squishy classique, notamment celui popularisé au Japon, est généralement fabriqué à partir de mousse de polyuréthane, souvent abrégée PU.
Il s’agit d’une mousse contenant une multitude de petites cellules d’air.
Lorsque l’on presse le jouet, sa structure se comprime. Lorsqu’on relâche la pression, elle reprend progressivement sa forme.
En jouant sur la formulation et la structure de cette mousse, les fabricants peuvent obtenir des squishies plus ou moins :
- mous ;
- fermes ;
- élastiques ;
- rapides à reprendre leur forme.
C’est ce qui explique qu’un modèle puisse pratiquement se regonfler immédiatement tandis qu’un autre met plusieurs secondes.
Qu’est-ce qu’un squishy slow rising ?
Slow rising signifie littéralement « qui remonte lentement ».
Lorsque vous écrasez ce type de squishy, il reste aplati pendant quelques instants avant de retrouver progressivement son volume.
Ce retour lent constitue même l’une des caractéristiques les plus recherchées par certains collectionneurs.
Attention toutefois à une confusion fréquente : slow rising ne veut pas forcément dire « mousse à mémoire de forme ».
Les deux matériaux peuvent présenter un comportement qui se ressemble, mais il ne faut pas automatiquement imaginer que votre petit donut kawaii utilise exactement la même mousse que votre matelas.
La NASA a-t-elle inventé les squishies ?
Non.
On trouve parfois cette affirmation parce que la NASA a participé au développement des mousses viscoélastiques à retour lent utilisées plus tard dans les mousses à mémoire de forme.
Mais cela ne signifie pas qu’elle a inventé le squishy.
Il existe une histoire documentée des mousses viscoélastiques développées dans les années 1960, mais aucune source fiable ne permet d’établir une filiation directe du type :
NASA → mousse à mémoire de forme → squishy japonais.
L’histoire est tentante.
Elle serait même excellente à raconter.
Mais ce serait aller beaucoup plus loin que ce que permettent réellement les sources.
Tous les squishies ne sont pas en mousse
Aujourd’hui, le mot squishy recouvre également des jouets très différents.
Les squishies classiques en mousse PU
Ils se compressent puis reprennent progressivement leur forme.
Les jouets très élastiques en TPR
Ils sont beaucoup plus caoutchouteux et peuvent souvent être étirés. Historiquement, BLOOM distingue d’ailleurs ces produits de ses véritables squishies en polyuréthane.
Les squishies en silicone ou matières similaires
Ils présentent encore une sensation différente, généralement plus lisse et plus élastique.
Les squishies remplis
Une enveloppe contient du gel, de l’eau, des billes ou une autre matière.
Cette différence est particulièrement importante lorsqu’on parle de sécurité.
Un bloc de mousse qui se déchire ne présente pas exactement les mêmes risques qu’un jouet rempli de liquide ou de petites billes qui éclate.
Quelle différence entre un squishy et un mochi ?
Le terme mochi squishy est largement utilisé dans les boutiques pour désigner de petits jouets particulièrement mous, lisses et extensibles.
Ils doivent leur nom au mochi japonais, cette pâtisserie à base de riz gluant connue pour sa texture souple.
Mais il ne s’agit pas vraiment d’une catégorie technique normalisée.
Les « mochis » sont souvent fabriqués dans des matières beaucoup plus élastiques que le squishy classique en mousse.
Ils peuvent donc :
- s’étirer davantage ;
- reprendre immédiatement leur forme ;
- avoir une surface beaucoup plus lisse ;
- procurer une sensation presque caoutchouteuse.
Autrement dit : un mochi peut être vendu comme squishy, mais tous les squishies ne sont pas des mochis.
Oui.
Nous sommes officiellement arrivés au niveau où les squishies méritent leur propre classification scientifique.
Quelle différence entre un squishy et une balle antistress ?
Le principe est proche : on presse quelque chose dans sa main.
Mais les deux objets n’ont pas exactement la même histoire ni le même objectif.
La balle antistress est généralement pensée avant tout pour être manipulée.
Le squishy ajoute une dimension beaucoup plus forte autour :
- du design ;
- de la collection ;
- des personnages ;
- des textures ;
- des parfums ;
- et du plaisir à regarder le jouet reprendre sa forme.
Un enfant peut donc parfaitement utiliser son squishy comme une petite balle antistress.
Mais il peut également décider que son donut s’appelle Gérard et lui construire une maison avec trois coussins.
Le potentiel ludique n’est clairement pas le même.
À quoi sert un squishy ?
La réponse la plus simple serait : à être écrasé.
Et parfois, nous cherchons trop loin une explication à un jouet dont le principal intérêt est simplement d’être agréable à manipuler.
Un squishy peut servir :
- de jouet ;
- d’objet à collectionner ;
- de fidget ;
- de jouet sensoriel ;
- de petit objet à manipuler pendant une attente ;
- ou simplement d’objet amusant.
Certains enfants apprécient particulièrement la résistance de la mousse sous leurs doigts et le mouvement répétitif consistant à presser puis relâcher le jouet.
Nous avons d’ailleurs consacré un article complet à pourquoi les enfants adorent les squishies et à leur intérêt sensoriel.
Retenons simplement une chose : un squishy peut être agréable et relaxant à manipuler, mais ce n’est ni un médicament ni un outil thérapeutique universel.
Et il a parfaitement le droit d’être simplement un jouet rigolo.
À partir de quel âge peut-on jouer avec un squishy ?
Il n’existe pas de réponse universelle du type : « tous les squishies sont adaptés à partir de 6 ans ».
L’âge pour utiliser un squishy dépend du produit.
Sa taille, sa matière, sa résistance, ses éventuels petits éléments et son contenu peuvent changer complètement les risques.
Il faut donc respecter l’âge indiqué par le fabricant et les avertissements présents sur l’emballage.
Peut-on donner un squishy à un bébé ?
Non.
Et ici, je préfère être particulièrement clair.
Un squishy n’est pas un jouet pour bébé.
Un bébé ou un très jeune enfant explore énormément son environnement avec sa bouche.
Or un squishy peut :
- se déchirer ;
- libérer de petits morceaux ;
- contenir des éléments qui se détachent ;
- ou, pour certains modèles, laisser échapper du gel, du liquide ou des billes.
Il existe énormément de jouets sensoriels spécialement conçus pour les bébés.
Choisissons plutôt ceux-là.
Le squishy attendra quelques années.
Il ne devrait pas trop mal le vivre.
Les squishies sont-ils dangereux ?
Il serait exagéré d’affirmer que « les squishies sont dangereux ».
Des millions de ces jouets sont utilisés sans incident.
Mais il serait tout aussi imprudent d’affirmer qu’un squishy ne peut présenter aucun risque.
Comme pour tous les jouets, la sécurité dépend notamment :
- du produit ;
- de sa fabrication ;
- de sa matière ;
- de sa conformité ;
- de son état ;
- de l’âge de l’enfant ;
- et de l’utilisation qui en est faite.
Plusieurs alertes officielles ont effectivement concerné des squishies au fil des années.
Les squishies sont-ils toxiques ?
C’est probablement l’une des questions les plus importantes.
Et la réponse mérite un peu de nuance.
Non, on ne peut pas dire que tous les squishies sont toxiques.
En revanche, certains modèles ont déjà été retirés du marché en raison de substances problématiques ou d’autres défauts de sécurité.
En 2018, le système européen RAPEX, aujourd’hui appelé Safety Gate, avait notamment enregistré plusieurs alertes concernant des squishies ou jouets souples à presser.
Les problèmes signalés concernaient principalement des risques chimiques, mais également dans certains cas des risques d’étouffement, de suffocation ou de contamination microbiologique.
Cela ne signifie évidemment pas que tous les squishies commercialisés présentent ces risques.
Cela montre surtout pourquoi il est important de ne pas acheter n’importe quel jouet auprès de n’importe quel vendeur.
Squishies : pourquoi la DGCCRF appelle à la prudence en 2026 ?
Mise à jour : septembre 2026.
Le 10 août 2026, la DGCCRF a publié un avertissement après plusieurs signalements concernant des jouets de type squishy ou des produits présentés comme tels.
Des cas d’éclatement du jouet et de brûlures ont notamment été rapportés.
Au moment où cet article est rédigé, des analyses sont toujours en cours sur différents modèles commercialisés par plusieurs marques.
Cette partie de l’article sera naturellement mise à jour lorsque les autorités publieront leurs conclusions définitives.
Peut-on chauffer un squishy ou le mettre au micro-ondes ?
Non.
Vraiment non.
Pas « juste dix secondes pour voir ».
Pas « je l’ai vu sur TikTok ».
Pas « mon copain l’a fait et il ne s’est rien passé ».
On ne chauffe pas un squishy.
La DGCCRF recommande notamment de ne pas reproduire les expériences circulant sur les réseaux sociaux dans lesquelles ces jouets sont chauffés ou placés au micro-ondes.
Un jouet rempli peut par exemple éclater et libérer son contenu.
Le micro-ondes sert à réchauffer les pâtes d’hier.
Laissons-lui cette fonction.
Faut-il jeter un squishy lorsqu’il est abîmé ?
Oui.
Et c’est probablement une habitude que nous devons davantage prendre avec ce type de jouet.
Un squishy est conçu pour être pressé.
Il n’est pas conçu pour être immortel.
Il faut notamment arrêter de l’utiliser si :
- il est fissuré ;
- sa matière commence à se déchirer ;
- des morceaux se détachent ;
- il fuit ;
- une couture ou une enveloppe s’ouvre ;
- des petites pièces deviennent accessibles ;
- son odeur change de manière inhabituelle.
Je sais.
Il faudra parfois négocier.
« Mais papa, c’est mon préféré ! »
Je compatis d’avance.
Une forte odeur de squishy est-elle normale ?
Certains squishies sont volontairement parfumés.
On trouve des modèles sentant la fraise, le pain, la pêche, le chocolat ou toutes sortes de choses que nous n’avons normalement pas envie de sentir lorsque nous écrasons un morceau de mousse.
Historiquement, le parfum fait même partie des éléments utilisés par BLOOM pour rendre certains de ses modèles plus réalistes.
Une odeur n’est donc pas automatiquement inquiétante.
En revanche, une forte odeur inhabituelle rappelant le pétrole, l’essence ou une substance chimique agressive doit inciter à ne pas utiliser le produit.
Le marquage CE garantit-il qu’un squishy est sans danger ?
Le marquage CE est important.
Lorsqu’un squishy est vendu comme jouet dans l’Union européenne, son fabricant doit attester qu’il respecte les exigences applicables en matière de sécurité.
Mais il existe une confusion fréquente.
Le marquage CE n’est pas un petit diplôme délivré individuellement à chaque jouet par une administration européenne après une batterie de tests.
Il correspond à une déclaration de conformité du fabricant, qui doit disposer des éléments lui permettant de démontrer que son produit respecte la réglementation.
Les autorités effectuent ensuite des contrôles et peuvent retirer des produits non conformes du marché.
Avant d’acheter un squishy, vérifiez donc notamment :
- le marquage CE ;
- l’âge recommandé ;
- les avertissements ;
- la présence d’informations en français ;
- l’identité du fabricant ou de l’importateur ;
- l’état du produit ;
- et la fiabilité du vendeur.
Les squishies très bon marché sont-ils dangereux ?
Pas automatiquement.
Un squishy à 2 € n’est pas forcément mauvais.
Et un squishy à 20 € ne possède pas un bouclier magique contre tous les problèmes.
En revanche, je serais particulièrement prudent avec les produits pour lesquels on ne trouve :
- aucun fabricant identifiable ;
- aucune information de sécurité ;
- aucune indication d’âge ;
- aucun marquage ;
- ou un vendeur impossible à retrouver quelques semaines plus tard.
La provenance géographique n’est pas non plus un critère suffisant.
Une très grande partie des jouets vendus en Europe est fabriquée en Asie et respecte parfaitement les normes.
Ce qui compte surtout, c’est la traçabilité et la conformité du produit.
Peut-on laver un squishy ?
Cela dépend de sa fabrication.
Un squishy en mousse peinte, un petit mochi élastique et un jouet rempli de gel ne se nettoient pas nécessairement de la même manière.
La première chose à faire est donc toute simple : lisez les instructions du fabricant.
Lorsqu’aucune méthode particulière n’est indiquée, mieux vaut éviter les traitements agressifs et privilégier un nettoyage léger de surface plutôt que de plonger automatiquement le jouet dans l’eau.
Évitez notamment :
- l’eau très chaude ;
- les produits ménagers agressifs ;
- l’alcool ou les solvants ;
- le sèche-cheveux ;
- le radiateur ;
- et, évidemment, notre désormais célèbre micro-ondes.
Un squishy n’a pas besoin de passer une journée au spa.
Il a surtout besoin de rester propre et intact.
Que faire lorsqu’un squishy devient collant ?
Une surface qui change de texture peut être liée à la matière du jouet, à son vieillissement, à la saleté ou à une dégradation.
Si le changement est important ou accompagné d’une odeur inhabituelle, de fissures, de matière qui se détache ou d’un écoulement, je ne chercherais pas à le sauver à tout prix.
Un jouet destiné à être longuement manipulé par un enfant doit rester en bon état.
Lorsqu’on commence à se demander s’il faut sortir la colle, trois élastiques et un tutoriel YouTube pour maintenir Gérard le donut en vie…
il est probablement temps de lui souhaiter une bonne retraite.
Peut-on réparer un squishy déchiré ?
Pour un objet de collection qui reste posé sur une étagère, chacun fera évidemment ce qu’il veut.
Pour un jouet destiné à continuer à être manipulé par un enfant, je déconseille de réparer artificiellement une fissure afin de prolonger son utilisation.
Une réparation maison ne garantit ni la résistance du jouet ni la sécurité des matériaux ajoutés.
Pourquoi les enfants collectionnent-ils les squishies ?
Parce que les fabricants ont parfaitement compris une chose :
un squishy peut toujours être différent du précédent.
Une nouvelle forme.
Une nouvelle couleur.
Une autre matière.
Une texture différente.
Un parfum.
Un personnage.
Une taille géante.
Une version miniature.
Et une fois qu’un enfant en possède plusieurs, il devient très facile de commencer une collection.
La collection fait d’ailleurs partie de l’histoire du squishy depuis longtemps. Internet a encore accéléré le phénomène avec les vidéos de collections, les ouvertures de colis et les présentations de nouveautés.
Ce qui nous amène à cette situation parfaitement rationnelle :
« Celui-là, je l’ai déjà, mais pas dans cette taille. »
Vous ne pouvez rien répondre à ça.
Techniquement, l’enfant a raison.
Pourquoi certains squishies coûtent-ils cher ?
À première vue, payer plusieurs dizaines d’euros pour un morceau de mousse représentant une pêche peut sembler légèrement déraisonnable.
Mais comme pour de nombreux objets de collection, plusieurs facteurs peuvent faire varier le prix :
- la qualité de fabrication ;
- la taille ;
- le niveau de détail ;
- le parfum ;
- la marque ;
- la rareté ;
- une série limitée ;
- ou la demande des collectionneurs.
Nous sommes donc assez loin du simple petit jouet à écraser acheté au hasard à la caisse d’un magasin.
Il existe aussi un véritable univers de collectionneurs.
Peut-on emmener un squishy à l’école ?
Techniquement, cela dépend surtout… de l’école.
Certains enfants apprécient d’avoir un petit objet à manipuler lorsqu’ils doivent écouter ou rester assis longtemps.
Mais un squishy peut également devenir une formidable machine à distraire toute une table.
Surtout lorsque l’enfant possède un modèle géant, parfumé, particulièrement lent à reprendre sa forme ou ressemblant à un capybara avec un chapeau.
Avant de glisser un squishy dans le cartable, mieux vaut donc vérifier les règles de la classe et en discuter avec l’enseignant lorsque l’objet est utilisé comme support sensoriel.
Les adultes peuvent-ils utiliser des squishies ?
Je pourrais répondre :
« Non, c’est interdit à partir de 18 ans. »
Mais ce serait dommage.
Évidemment que les adultes peuvent utiliser un squishy.
Et je peux même vous confirmer qu’un squishy abandonné par un enfant à côté d’un clavier possède une étrange tendance à finir dans les mains du parent qui travaille devant son écran.
Le plaisir de presser quelque chose de mou n’est pas réservé aux enfants.
Certains adultes collectionnent même les modèles particulièrement réalistes ou issus de marques spécialisées.
Comme quoi, entre les LEGO, les cartes Pokémon, les figurines et les squishies, nous avons finalement trouvé beaucoup de moyens sophistiqués de continuer à acheter des jouets en prétendant que nous sommes adultes.
Tout ce qu’il faut retenir sur les squishies
Le squishy possède finalement une histoire beaucoup plus riche que son apparence de petit jouet kawaii pourrait le laisser penser.
Le terme anglais signifie simplement mou et facile à presser, mais le jouet moderne possède des racines particulièrement fortes au Japon.
Nous ne savons pas précisément qui a inventé le squishy, et il serait donc hasardeux d’attribuer son invention à une personne.
En revanche, BLOOM fait partie des pionniers les mieux documentés : l’entreprise travaillait déjà sur ses squishies en polyuréthane en 2002, avec notamment sa désormais célèbre banane.
Depuis, la petite banane molle a fait du chemin.
Elle est devenue gâteau, chat, licorne, panda, capybara ou bubble tea. La mousse a côtoyé le TPR, le silicone et les jouets remplis de gel. YouTube et les réseaux sociaux ont transformé certains modèles en véritables objets de collection.
Mais malgré toutes ces évolutions, le principe n’a finalement pas beaucoup changé.
On prend le squishy.
On l’écrase.
On le regarde reprendre sa forme.
Et on recommence.
Avec une règle essentielle lorsque ce sont nos enfants qui jouent avec
On choisit un produit adapté à leur âge, correctement identifié et en bon état.
Pas de squishy pour les bébés.
Pas de jouet fissuré ou qui fuit.
Pas de squishy à mâcher.
Et surtout : pas de micro-ondes.
Normalement, si nous arrivons tous à respecter cette dernière règle, nous avons déjà fait un grand pas.
